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1/30/2007 Procurer le désir de soi-même.
Le désir né dès qu’il y a un manque, c’est évident. Aujourd’hui, nous faisons tous un abus de langage en disant « j’ai besoin ». J’ai besoin du DVD du dernier concert de system of a down, j’ai besoin de sortir, j’ai besoin de te voir. Un abus, puisqu’on devrait dire « je désir… ». Alors comment donner naissance à ce désir, la réponse est bien de donner un manque. Comme pour tous, tout se fera dans la communication avec sa cible. Vous êtes aux 3 brasseurs et vous voyez cette jolie fille assise à côté du bar ? Non, je ne parle pas de la fille qui attend son copain. Je parle de celle qui est trop mignonne et qui est célibataire. Pourquoi n’iriez-vous pas l’aborder ? Hein ? Parce que ce n’est pas le lieu ? Hein ? C’est ça ? Et bien, vous avez bien raison. Lorsque vous êtes de sorti en ville le soir, vous ne savez peut-être pas, mais c’est marqué en gros sur votre front « mec qui veut du sexe » ou « mec en manque », bref c’est pareil, parce que vous êtes mec. Vous auriez préféré passer pour un innocent ? Et bien, allez à carrefour et demandez-lui où sont les sushis ? Je vous assure que la nana vous prendra pour un innocent qui cherche juste des sushis et rien d’autre. Et profitez-en pour lui demander : « je ne t’ai pas déjà vu quelque part ? Si si fais un effort ? » Elle serait encore capable d’inventer un truc complètement faux, parce que Tahiti, c’est tellement petit et qu’on imagine bien qu’on a déjà vu tout le monde déjà au moins une fois. Bref… revenons aux 3 brasseurs. Comment l’aborder ? Ne faites pas sans blanc de renverser votre verre sur elle, ce n’est pas génial pour le premier contact, un gros mal à droit. Pourquoi ne demanderiez-vous pas à la mémé de lui offrir une jolie couronne de votre part. Pourquoi pas ? Ou encore demander à la serveuse de lui offrir un deuxième verre de ce qu’elle a déjà pris. Ne choisissez jamais à sa place si vous n’êtes pas sûr. Que ce soit la couronne ou le verre que vous avez choisi, si elle a l’habitude de sortir et de rencontrer du monde, elle viendra à votre table, forcément. Même si ça la fait ‘‘chier’’, elle viendra au moins par politesse pour vous remercier, à moins que vous soyez vraiment moche, alors là, faut changer de métier. Ne regardez jamais dans sa direction après qu’elle ait reçu son cadeau. Ça fait trop « mec impatient », laissez la venir et poser la question « c’est bien toi qui m’as offert ce verre ? » Ça la fait peut-être chier, mais ça, c’est bien parce qu’elle ne vous connait pas encore. C’est là que tout se joue, vous avez les cartes en mains. Soyez sûr de vous, ne vous prenez pas pour de la merde, parce que vous êtes le meilleurs, vous êtes tellement le meilleurs, que vous vous aimez. Vous êtes amoureux de vous-même. Mais ne vous vendez pas non plus, vous n’êtes pas un objet à vendre. N’allez pas lui dire que vous ne faites pas souvent ça (offrir des verres), elle ne vous croira pas. Evitez le classicisme, ne la dévisagez pas de la tête au pied. Regardez juste sa tête, ses yeux, mais ne la fixez pas comme un aigle prêt à sauter sur sa proie. Faites simplement connaissance. Demandez-lui si c’est la première fois qu’elle vient aux 3 brasseurs. Car en réalité, c’est bien vrai, vous n’aimez pas voir une si jolie fille seule dans son coin à siroter son verre. Et puis comme vous êtes doué dans le domaine, vous avez de jolies copines qui sont aux 3 brasseurs aussi que vous venez juste de remarquer. Ah ben mince alors, ce n’est pas de chance pour celle à qui vous venez d’offrir un verre parce que vous allez dire bonsoir à vos jolies copines. Sans le vouloir, elle sera jalouse, pas jalouse parce que vous êtes beau ou un tombeur. Jalouse parce que vos copines valent mieux qu’elle. Elle va vous tester en étant plus entreprenante, à savoir si vous lâcheriez vos copines pour elle. Restez attentionné, parce qu’à ce stade, elle baissera vite les bras. Rappelez vous que vous venez juste de faire sa connaissance, alors intéressez vous à elle, montrez lui que vous avez cette envie de la connaitre. Mais laissez-vous interrompre par vos copines que vous n’avez pas vu depuis un moment. Ça ne pourra que plus l’énervé, elle se répètera dans sa tête : « mais elles sont chiantes ces filles ! Et moi alors ? Je vaux quoi maintenant à ses yeux ? » Elle va se sentir mal, c’est sûr. Continuez votre papotage avec elle, vous avez déjà su lui prouver que vous êtes du milieu et que vous connaissez du beau monde. En clair, que vous n’êtes pas de la merde quoi. A partir de ce moment là, vous pouvez l’inviter en boite et lui dire : « ah non, c’est vrai, tu es fatigué, c’est dommage… » Bravo, vous avez procuré le désir de vous-même. 1/25/2007 Observation, restrictionNous faisons notre n-nième sortie dans notre boîte (le Mana), toujours installé à notre table ronde tout près des escaliers, il n’y a pas grand monde ce soir là car il fait très frai dans la boîte. Mais cette fois-ci il y a une fille installé à la table haute en face du bar, seule à déguster son cocktail tout en remuant sa paille dans le sens des aiguilles d’une montre, elle voit donc le temps qui passe. Elle attend peut-être que quelqu’un vienne l’aborder, mais ses jambes disent le contraire. Elle était tournée dos au bar et face aux fenêtres et donc voyait le monde arriver vers la boîte, donc elle attendait sans doute son copain. A ce moment là, un pote de notre table me sort : « Je vais lui offrir un verre de notre bouteille de Jack ». Bref… il faut savoir se résilier parfois. Se lancer sur tout ce qui bouge peut vous apportez des ennuis et aussi une mauvaise réputation. Une fois ce milieu intégré, vous êtes vite « ficher » et tout le monde vous remarque. Alors attention, ne vous lancez pas sur toutes les jolies filles que vous croiserez. Il faut savoir s’abstenir. Ce savoir, vous pourrez l’acquérir en restant assis dans un coin en observant le comportement des gens. L’échec de la gente féminine« T’es capricorne ? Wow, tous les hommes que j’ai connu dans ma vie étaient Capricorne » Me dit une fille avec qui je viens de faire connaissance. Elle tient ses mains en crochets tête-bêche, manière très explicite d’avouer son envie de ferrer le gros manitou. Un geste invariable puisque l’accrochage des doigts rassemblés se fait toujours instinctivement dans le même sens. Je vois que sa main gauche domine sur la droite, cela veut donc dire qu’elle cherchera à sensibiliser sa proie par ses émotions pour arriver à ses fins. Je me dis dans ma tête : « non, je ne tomberai pas dans ton piège ». Il faut savoir s’éloigner de la gente féminine au bon moment. Ce moment où vous avez su attirer son attention et qu’elle cherche à vous séduire. S’éloigner d’elle est vu comme un échec pour elle, cela devient même irritant : « mais purée, pourquoi il ne s’intéresse plus à moi » se dit la jolie jeune fille. (Si c’était la main droite qui domine, cela voudrait dire quelle se fondera toujours sur la rationalisation des faits pour emporter le morceau.) Quelques connaissances dans le domaine et vous tenez le moyen manipulateur le plus élémentaire pour séduire une nouvelle rencontre ensorceler un coup de cœur réfractaire à votre charme. Cette fille aura beau se défendre, d’y croire, la curiosité est toujours plus forte que l’esprit critique, ce qui dans le fond est parfaitement logique. La curiosité dépend du cerveau affectif (droite) tandis que l’esprit critique procède du cerveau cognitif (gauche). Ainsi en m’éloignant au bon moment alors que ses émotions étaient omni présentes, son cerveau droit dominera dans les minutes, voir les heures à venir et comme elle n’accepte pas l’échec, elle s’intéressera un peu plus à sa proie en se renseignant dessus. Si vous êtes connu dans le milieu et que vous avez bonne réputation dans le domaine, vous avez gagné, c’est dans la poche. Mais voilà, c’est comme ça que ça se passe dans le milieu, tout ça n’est qu’un jeu. Un jeu de conquête où vous êtes le roi accompagné de vos potes « fou, cavalier et vos tours », seulement dans ce jeu, votre reine d’existe pas encore. Elle est cachée parmi les pions qui sont devant vous. Que de jolies pions qui sont jalous(es) entre elles. 9/25/2005 Les 3 Portes de la SagesseUn Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage. "Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince. "Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes indiqués sur chacune d'entre elles. Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi." Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea sur le Chemin de la Vie. Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE". "C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir. Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent. Bien des années passèrent. Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut. Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES". "C'était bien là mon intention, pensa-t-il. Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat. Bien des années passèrent. Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le révélateur ou l'occasion. C'est en moi que prennent racine toutes ces choses." "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut. Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME". "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes, c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il. Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, tout ce qui ne correspondait pas à son idéal. Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda : Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser." "C'est bien," dit le Sage. "Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ? Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut. Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait "ACCEPTE-TOI TOI-MEME." Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui : ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer. Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer. Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même. J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement, inconditionnellement." "C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème porte." A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut "ACCEPTE LES AUTRES". Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu. Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement." "C'est bien," dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse. Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte. Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la face arrière de la première porte et y lut "ACCEPTE LE MONDE". Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé ou son regard ? Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde. Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans le juger, totalement, inconditionnellement." C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de la plénitude à la Plénitude du Silence". Et le Vieil Homme disparut. (Texte proposé par Françoise Laurent) |
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